Je suis présentement installée bien confortablement près d'un feu de foyer dans un superbe condo situé au pied du Mont Sainte-Anne. J'ai passé la journée à magasiner, je suis allée souper dans un resto que j'adore et surtout, je profite de deux jours de congé en ligne, ce qui n'est pas arrivé souvent depuis que j'ai été nommée gérante. En fait, à bien y penser, c'est la première fois. Il n'y a qu'un seul hic dans cette fin de semaine parfaite : je n'ai pas accès à Internet. Quelle horreur! Quel drame! Comment savoir si j'ai eu des courriels importants? Comment savoir ce qui se passe dans le monde virtuel? J'ai le sentiment d'être coupée de tout un univers.
J'exagère peut-être un peu. Mais à peine. C'est dans des moments comme ceux-là que je m'aperçois qu'Internet a pris une place beaucoup trop importante dans ma vie. C'est vrai…je suis en compagnie de mes parents que je n'ai pas vu depuis plus de deux mois et je regrette de ne pas pouvoir aller sur Internet. Est-ce que ça se soigne?
C'est là que je m'interroge… Qu'est-ce que Internet a de si « addictif »? Une ouverture sur le monde, d'accord. Un contact constant avec mes amis, qu'ils soient n'importe où dans le monde, à la condition qu'ils soient connectés, bien sûr. Sur un plan plus personnel, Internet m'a permis de rencontrer des gens fantastiques, des gens qui ont complètement changé ma vie.
Mais est-ce que ça justifie le fait que je déplore de ne pas y avoir accès alors que je suis dans un superbe condo au pied du Mont Sainte-Anne et en compagnie de mes parents que je ne reverrai pas avant Noël? Nan! Je vais donc terminer ce billet, que je vais publier lors de mon retour à Montréal, parce qu'on se souvient que je n'ai pas Internet, fermer l'ordi et retourner dans ma vie réelle, profiter de ces beaux moments qui ne reviendront pas.
